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[16/01/2007]
La prophylaxie |
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La prophylaxie (prévention) du paludisme repose sur deux types de
mesures, la prise préventive de certains médicaments et un ensemble
de précautions visant à limiter les risques d'infections.La prise
préventive du médicament, ou chimioprophylaxie, ne concerne en
pratique que les expatriés ou les voyageurs.
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Elle est compliquée par l'existence de résistances aux différents
antipaludiques, avec une fréquence et une intensité variables selon
les zones de transmission. D'après une classification proposée par
l'OMS, ces zones sont rangées en 3 catégories, en fonction de la
fréquence et de l'importance des résistances aux traitements
antimalariques. Dans les zones de résistances partielles et surtout
totales (groupes II et III), on utilise généralement des
médicaments qui associent deux molécules antipaludiques. Le type de
chimioprophylaxie est donc lié à l'existence locale de résistances
aux divers antipaludiques. Interviennent aussi la durée et les
conditions du séjour (dans des grands hôtels ou bien dans des zones
reculées), l'âge des patients (un grand nombre d'antipaludiques
sont contre indiqués chez les jeunes enfants), l'existence d'une
grossesse éventuelle etc. Cette prescription médicamenteuse relève
donc d'une consultation personnalisée, par des médecins
spécialistes, et exclut toute " formule passe partout ". De toute
façon, il faut souligner que la chimioprophylaxie,
quelle qu'elle soit, n'assure pas une protection infaillible contre
le paludisme.
| La prévention contre les risques de transmission concerne
essentiellement la protection contre les piqûres d'anophèles
infestants. Comme ces insectes sont essentiellement nocturnes,
cette protection fait appel à différents répulsifs, à l'utilisation
de plaquettes insecticides à combustion lente ou, surtout, à
l'utilisation de moustiquaires qui doivent être imprégnées
d'insecticides. Cette dernière mesure est, à bien des égards, l'une
des plus efficaces, en particulier chez les jeunes enfants pour
lesquels la chimioprophylaxie est souvent impossible. Il conviendra
aussi de porter, à la tombée de la nuit des vêtements couvrant au
maximum les régions exposées.
Si ces mesures préventives n'ont pas une efficacité absolue, il est
cependant essentiel de les respecter scrupuleusement. Les quelque 5
000 cas de paludismes importés qui sont annuellement observés en
France correspondent en effet, pratiquement toujours, à des
patients parfaitement irresponsables qui ont séjourné plus ou moins
longtemps en zone d'endémie sans prendre de précautions. Ces
malades mettent gravement leur santé en danger et même leur vie
puisque le paludisme, par ses complications neurologiques, peut
être mortel.
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