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Les symptômes [30/01/2004]
Symptômes |
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Période d'incubation
Dans les jours (jusqu'à 2 semaines) qui suivent la piqûre
infestante d'un anophèle, on n'observe aucun trouble. Lorsque les
Plasmodium commencent à gagner le sang et à s'y multiplier,
apparaissent des symptômes peu évocateurs avec, surtout, une fièvre
généralement modérée (38°C-38°5C) sans périodicité particulière,
accompagnée fréquemment de troubles digestifs à type d'embarras
gastrique.
Progressivement, la maladie évolue vers la période d'état
| Période d'état
Elle est caractérisée par l'existence d'accès
fébriles particuliers, les accès palustres qui sont marqués par
: une périodicité particulière (tous les 2 jours),
mais cette périodicité peut être masquée notamment par des
poly-infestations. la succession, au cours de chaque accès, de 3
phases caractéristiques : frissons (pendant plusieurs heures, le
malade souffre d'hypothermie et n'arrive guère à se réchauffer),
chaleur (pendant 3 ou 4 heures, la température du malade s'élève à
40°C, voire 40°5C, entraînant notamment d'importants maux de tête),
enfin sueurs (qui annoncent la fin de l'accès palustre et
s'accompagnent d'une sensation de bien-être, de
délivrance). En dehors des accès palustres, le paludisme à la
période d'état entraîne une augmentation quelquefois très
importante du volume de la rate, de l'anémie et, avec une moindre
fréquence, d'autres symptômes. Les symptômes sont généralement moins nets dans
un accès dû à Plasmodium
falciparum.
| Évolution
Elle peut dans certains cas être spontanément
favorable avec, progressivement, l'espacement et l'atténuation des
accès.
Plus fréquemment, et tout particulièrement chez les expatriés, les
touristes ou chez les jeunes enfants vivant en zone d'endémie,
l'évolution peut se faire vers la survenue de diverses
complications dont la plus grave est l'atteinte cérébrale ou
neuropaludisme encore appelé accès pernicieux. En l'absence de
diagnostic et de traitement rapide, imposant une hospitalisation
dans un service spécialisé, cette complication est souvent
mortelle. En définitive, le paludisme n'est pas une
fièvre bénigne plus ou moins exotique
mais bien une maladie très grave, fréquemment mortelle
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