Les agents du paludisme,
les Plasmodium, sont des parasites
microscopiques mesurant quelques millièmes de mm et qui se
développent toujours à l'intérieur de cellules-hôtes. Des 4 espèces
plasmodiales qui peuvent parasiter
l'homme, Plasmodium
falciparum, Plasmodium
vivax, Plasmodium
ovale et Plasmodium
malariae, la plus importante
est Plasmodium falciparum qui est à la fois la plus répandue et la seule
susceptible de donner des complications mortelles.
Les Plasmodium se développent
à l'intérieur des globules rouges. Ils s'y reproduisent par
multiplication asexuée. Les globules rouges parasités finissent par
éclater, libèrent leurs parasites qui peuvent gagner d'autres
globules rouges et y continuer leur développement. Au cours de cet
éclatement, certaines substances (hémozoine) sont libérées. Elles
jouent un rôle essentiel dans l'apparition de la fièvre
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Par ailleurs, l'évolution de tous les Plasmodium devient rapidement
synchrone, si bien que tous les globules rouges parasités éclatent
en même temps et libèrent à la fois les parasites et l'hémozoïne
qu'ils contenaient. Ce " cycle " sanguin explique la périodicité
des accès de paludisme. Il se reproduit en effet régulièrement,
toutes les 48 heures pour Plasmodium falciparum (fièvre tierce
maligne), pour Plasmodium vivax et pour Plasmodium ovale (fièvres
tierces bénignes), et toutes les 72 heures pour Plasmodium malariae
(fièvre quarte). Après plusieurs cycles, les Plasmodium présents
dans le sang peuvent donner naissance à des formes sexuées dont le
développement ne peut s'effectuer que chez le moustique-vecteur,
l'anophèle. Seules les femelles de cet insecte piquent l'homme. Ce
" repas de sang " est nocturne. En prélevant des micro-quantités de
sang, les anophèles aspirent aussi des Plasmodium qui se
multiplient dans l'insecte et, après quelques semaines, donnent des
formes infestantes qui se localisent dans les glandes salivaires du
moustique. La transmission à un autre sujet s'effectue à l'occasion
d'un nouveau repas de sang. Dans l'organisme humain, les Plasmodium
commencent à se multiplier intensément au niveau du foie. Ce
passage n'est que transitoire (il n'y a pas de " cycle " proprement
dit) et il n'entraîne aucun symptôme. Les parasites passent ensuite
dans le sang. Ils y effectuent le cycle que nous avons déjà
mentionné et qui est responsable des divers symptômes du paludisme.
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