L'existence de fièvres particulières, spécialement fréquentes dans
les zones marécageuses, est connue depuis la plus haute antiquité.
C'est à cette observation que le paludisme doit son nom en français
("palud" signifiant marécage en vieux français) ou encore en
italien ou en anglais (malaria ou mauvais air).
Avec la découverte de l'Amérique, les
conquistadores ont ramené du Pérou les écorces de quinquina qui ont
permis la première thérapeutique spécifique de cette affection dont
l'agent causal n'a été découvert qu'en 1880, à Constantine, par un
chirurgien militaire français, Alphonse Laveran.
Dans les années qui ont suivi, plusieurs
chercheurs italiens et anglais ont ensuite démontré que
les Plasmodium sont transmis par la
piqûre de certains moustiques dont les larves se développent
précisément dans les eaux stagnantes. Le XXe siècle a été marqué
par ailleurs par la survenue de résistances aux divers
antipaludiques.
Lors de la seconde guerre mondiale, l'armée
américaine a pu protéger ses troupes opérant dans le Pacifique
grâce à la découverte des premiers antipaludiques de synthèse.
Malheureusement, la plupart de ces médicaments sont, à leur tour,
devenus inopérants.
Un espoir récent est lié à de nouveaux
antipaludiques dérivés de plantes qui proviennent de Chine. Enfin,
la vaccination antipaludique a donné lieu à plusieurs essais dont
les résultats demeurent encore très préliminaires.
Nul ne peut prédire, actuellement, quand de
futurs vaccins seront disponibles et quelle sera leur
efficacité.