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Striking contrast between the palm of a Kenyan child with severe
anaemia and that of his mother
[Photograph: J. Crawley/WHO/TDR) |
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A high proportion of haemozoin-containing monocytes in the
peripheral blood (over 1/500 monocytes) correlates well with
the severity of anaemia
[Photograph: Liverpool School of Tropical Medicine Image Collection] |
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| The measurement of haemoglobin in blood is fundamental for
the detection of anaemia since clinical signs, such as pallor
of the eyes or tongue, are not accurate enough. Methods such
as the Haemoglobin
Colour Scale indicate whether the patient
is anaemic and, if so, the severity of the condition. It is simple
to use: a drop of blood is placed on a special test strip, after
about 30 seconds, the colour of the blood spot is matched against
one of the six hues on the Scale. |
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5.9.3 PHYSIOPATHOLOGIE
DE L'ANEMIE
L'anémie sévère est l'une des
causes principales de mortalité dans le paludisme à P.
falciparum. En Afrique, le pic de mortalité par anémie
sévère survient à un plus jeune âge
que le pic de mortalité par neuropaludisme (entre 6 mois
et 2 ans pour l'anémie, 2 à 3 ans pour le neuropaludisme).
La physiopathologie de l'anémie est multifactorielle, impliquant à la
fois une destruction globulaire et une réduction de l'érythropoièse.
Les mécanismes responsables de la destruction globulaire sont
les suivants:
• Rupture des globules rouges parasités lors de la schizogonie.
Ce mécanisme qui joue probablement un rôle négligeable lors
des primo-infections palustres, où les signes d'appel surviennent lorsque
la parasitémie est généralement faible, donc la destruction
globulaire est minime. Par contre, les individus ayant atteint un stade de tolerance
clinique peuvent souffrir d’anémie, du fait de fortes parasitémie.
• Erythrophagocytose et hypersplénisme. Les phénomènes
inflammatoires de la phase aiguë du paludisme résultent en une hyperactivité du
système réticulo-endothélial qui aboutit à une érythrophagocytose
et un hypersplénisme qui touche à la fois les globules rouges infectés
et les globules rouges sains. La rate, dont la taille est massivement
augmentée lors du paludisme, peut éliminer les globules rouges,
par l'intermédiaire d'une reconnaissance des résidus galactose
(exprimés à la surface des globules à la suite d'une perte
d'acide sialique), mais surtout par 'pitting' des parasites. Le phénomène
du pitting (un mot anglais qui signifie 'dénoyautage' et qui est une façon
très évocatrice pour décrire le phénomène
qui a lieu dans les capillaires sinusoides de la rate où le parasite est
littéralement extrait, comme le noyau d'une cerise, d'un globule rouge
dont la membrane a perdu sa flexibilité). L'hypersplénisme peut également
expliquer la présence de thrombocytopénie et de neutropénie.
• Fièvre bilieuse hémolytique. La destruction globulaire
qui fait suite à l'infection plasmodiale donne lieu à la libération
d'hémoglobine, et résulte en une coloration brun-noirâtre
de l'urine. Dans certains cas, cette hémoglobinurie peut être particulièrement
massive et a été attribuée à une hémolyse
des globules par l'intermédiaire d'une réponse immune anormale
envers la quinine.
• Auto-immunité. L'adsorbtion non spécifique d'immunoglobulines
et de complément à la surface des globules rouges normaux
ne cause pas d'hémolyse
significative et ne saurait être incriminée comme une des causes
de l'anémie palustre.
• Dysérythropoièse.
L'augmentation des taux de cytokines inflammatoires de type Th1 a ses
effets au niveau de la moelle
osseuse, en induisant une hyperplasie cellulaire et une dysérythropoièse,
qui aboutit à un ralentissement de la production de réticulocytes
et à l'anémie.Certains auteurs pensent que l'effet des cytokines
seules ne peut expliquer les modifications morphologiques considérables
observées au niveau de la moelle et suggèrent que c'est un effet direct
de l'hémozoine. En effet, la présence de pigment dans plus 1/500 des monocytes
circulants a une excellente corrélation avec la gravité de l'anémie.
• Facteurs nutritionnels,
comme le déficit en fer, peuvent jouer un rôle dans la pathogénèse de l'anémie
sévère. La dysérythropoièse
observée
chez la femme enceinte est le plus souvent due à une déplétion
de l'acide folique donnant lieu à une anémie sévère
de type mégaloblastique.
Les antifolates anti-plasmodiaux (pyrimethamine, proguanil ou sulfonamides)
peuvent aggraver la situation surtout s'ils donnés à des
doses excessives et, par conséquent, il est logique de ne pas
utiliser ces médicaments
pour soigner l'anémie palustre de la femme enceinte, afin de
pouvoir donner de l'acide folique (qui, à forte dose, entrerait
en compétition
avec ces médicaments).
Lecture supplementaire:
Menendez
C, Fleming AF, Alonso PL. Malaria-related anaemia. Parasit.Today 2000, 16: 469-476
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