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L'examen clinique seul est rarement
suffisant pour faire un diagnostic de paludisme
[Photographie: Jean-Yves LeHesran, IRD] |
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4.8.1 ALGORITHMES
OU NON?
L'argument pour utiliser des
algorithmes cliniques:
Un algorithme clinique satisfaisant
a été développé en Gambie pour le diagnostic
du paludisme chez l'enfant. Cette technique avait une
sensibilité de 70% et une spécificité de 77%
dans l'une des études,
ce qui représente un résultat comparable au diagnostic
qu'aurait pu faire un pédiatre en l'absence de micoscopie
(Bojang
et al., 2000).
L'argument contre l'utilisation
des algorithmes cliniques:
Il ne faut pas pousser trop loin le
concept d'utilisation des scores
cliniques. Certains auteurs considèrent qu'il est dangeureux
de recommander d'utiliser les algorithmes comme méthode
de diagnostic
de routine
dans le contexte d'un Programme National de Contrôle du Paludisme,
si le but de cette recommandation est d'éviter
un usage excessif des médicaments antipalustre.
Le diagnostic présomptif devrait toujours etre le deuxième
choix et les programmes de contrôle devraient d'abord encourager
l'amélioration
de l'accès au diagnostic de laboratoire.
En fait, les comparaisons économiques du diagnostic présomptif
et du diagnostic microscopique suggèrent que, contrairement à ce
que l'on pourrait penser, la microscopie est en réalité moins
coûteuse.
Un argument critique beaucoup plus grave est que si l'algorithme
est nettement plus sélectif que la fièvre seule,
un traitement antipalustre sera refusé
à un grand nombre d'enfants, si leurs signes et symptômes
ne correspondent pas à cet algorithme (bien qu'ayant le
paludisme).
Lecture supplémentaire concernant
les algorithmes:
Chandramohan
D., Carneiro I. , Kavishwar A., Brugha R., Desai V. et B.
Greenwood (2001). A clinical algorithm for the diagnosis
of malaria: results of an evaluation in an area of low endemicity. Trop.Med.Int.Health, 6,
505-510 (en anglais)
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