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La PCR
peut distinguer entre les 4 espèces de plasmodies infectant
les humains
[Photographie: Georges Snounou,
Institut Pasteur,
Paris] |
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4.6.1 POLYMERASE CHAIN
REACTION
Les méthodes d'amplification,
telles que la PCR, où le nombre de copies d'une séquence cible
peut être multiplié de nombreuses fois, ont considérablement
augmenté la sensibilité des sondes ADN, ce qui a permis
d'utiliser des sondes contre des séquences non-répétitives.
Par
exemple, la PCR a été utilisée pour examiner l'association
entre la présence de gènes Pfmdr ou Pfcrt avec la résistance à
la chloroquine ou d'utiliser des séquences d' ARN ribosomal
de différencier entre P.
falciparum, P. vivax, P. ovale ou P. malariae. Le
gain de sensibilité de la PCR sur le format original des sondes
ADN sur spot, a également augmenté la complexité de la technique,
qui nécessite un équipement spécial (re-cycleur thermique
automatique pour l'amplification et séparation du matériel amplifié
par
électrophorèse sur agarose). En outre, le risque de contamination
de l'échantillon est un problème intrinsèque de toute forme d'amplification,
qui'il faut éviter à tout prix.
Sensibilité.
Lorsqu'elle est utilisée dans les meilleures conditions possibles,
la technique PCR est capable de détecter des parasitémie
de moins de 0.00002%,
correspondant à un parasite par mm3 ou 5 parasites par
5 µl
d'échantillon de sang. Bien que la PCR soit théoriquement
capable de détecter la présence d'un seul parasite par échantillon,
une telle sensibilité est rarement atteinte, en partie parce que
le sang contient des produits pouvant inhiber la réaction.
Il s'agit donc d'un seuil de détection 5 fois plus faible que celui
atteint par la lecture d'une goutte épaisse dans de bonnes
conditions
(soit
0.0001%
lorsqu'un microscopiste compétent prend au moins 10
minutes à examer 100 champs sur une lame bien colorée).
L'emploi de nested PCR dans
les études de terrain a permis de montrer que la fréquence des
infections mixtes était bien plus grande qu'on ne l'imaginait sur
la base des résultats de la microscopie, démontrant ainsi la prévalence
globale de P.
ovale et de P.
malariae (deux parasites fréquemment trouvés comme population
minoritaire d'infections mixtes à P.
falciparum ou à P.
vivax).
Lecture supplémentaire:
Patsoula
A. et al. (2003). A single-step, PCR-based method for the detection
and
differentiation of Plasmodium vivax and P. falciparum. Ann
Trop Med Parasitol, 97, 15–21 (en
anglais)
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