4.6 METHODES
DE DIAGNOSTIC MOLECULAIRE
L'application de méthodes d'hybridation de l'ADN
ou de l'ARN au diagnostic de paludisme a plusieurs
avantages sur les méthodes classiques. Bien que ces méthodes n'aient
probablement aucune application pratique au niveau des services
de santé périphériques, ils peuvent avoir une place comme outil
de recherche pour vérifier l'impact de programmes de contrôle,
pour faire des contrôles de qualité de la microscopie ou pour déterminer
la distribution géographique de gènes plasmodiaux importants (en
particulier les gènes de résistance aux médicaments).
La
présence de parasites dans le sang signifie qu'il y a également
de l'ADN et de l'ARN parasitaire. Différentes méthodes
basées
sur le
principe
de l'hybridation des acides nucléiques ont été mis
au point pour détecter cet ADN ou ARN. Une séquence
connue d'acide nucléique
(oligonucleotide) est synthétisée et marquée
soit avec du 32P radioactif soit avec un marqueur non-radioactif
(colorimétrique ou fluorochrome) et cette "sonde" est
utilisée
pour détecter les acides nucléiques du parasite
en se servant du fait que les séquences complémentaires
vont s'hybrider. La
version
la plus simple de ce type de techniques est l'utilisation de sonde
d'ADN pour détecter les parasites directement dans
une goutte de sang infecté, préalablement immobilisée
sur papier filtre. Dans ce format, la
sensibilité et la spécificité
de la technique dépendent surtout du choix de la séquence.
Pour un maximum de sensibilité, la plupart des sondes
ADN de première génération utilisaient des
séquences répétitives abondantes
dans le génome (par exemple, la séquence sous-télomérique
rep20 de P.
falciparum).
C'est la découverte de méthodes d'amplification,
telles que la Polymerase chain reaction (PCR),
qui a réellement rendu le diagnostic moléculaire faisable.
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