Section 3> 3.8 Paludisme d'importation

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International air travel is increasing by at least 10% every year and represents the major mode of importation of malaria cases in returning travellers

The number of cases of imported malaria (followed here over a 10-year period in three countries, based on national statistics) is not increasing at the same rate as air travel, presumably due to improved preventive measures and awareness in travellers

The surveillance of malaria infections in travellers makes it possible to look at the spread of drug resistance at a global level: this what TropNetEurop aims to do.
Here, the spread of point mutations (108, 51 and 59) related to resistance antifolates in different regions of sub-Saharan Africa (percentage showing proportion of mutation-positive samples from every geographical region)[from Jelinek et al. Malar J 2002, 1: 11]

3.8 PALUDISME D'IMPORTATION

• Bien que les paludismes d'importation ne représentent que 0.01% des cas de paludisme dans le monde, le problème est néanmoins sérieux car, dans ce type de paludisme, le diagnostic n'est souvent pas fait. Dans le cas du paludisme à Falciparum une telle absence de diagnostic produit une forte mortalité chez les voyageurs non-immuns (en Europe, 1% des cas de P. falciparum importés sont fatals). La nature du paludisme d'importation est différente dans différents pays en zone tempérée, en fonction de la quantité de voyages et des zones endémiques visitées.

• La plupart des cas de paludisme d'importation surviennent soit chez des individus provenant de zones non-endémiques à leur retour de voyage en zone endémique, soit chez des migrants provenant de zones endémiques et qui se sont établis dans des pays où le paludisme n'est pas endémique et qui présentent des rechutes (frequemment à la suite d'un voyage de retoru dans leur pays d'origine). Normalement, le questionnaire des patients devrait identifier un historique de voyage récent en zone endémique.

Paludisme d'aéroport. Un petit nombre de cas de paludisme a été décrit en proximité des grands aéroports européens. Bien qu'il ne s'agisse pas d'un problèm majeur de santé publique, le paludisme d'aéroport peut être dangereux parce que son diagnostic n'est fait que de façon tardive (en l'absence d'un hsitorique de voyage). Les cas de paludisme d'aéroport sont causés par l'importation de moustiques infectés (dans la cabine ou la soute à bagages des avions revenant des tropiques). Bien que l'utilisation d'insecticides dans les lignes commerciales revenant des zones tropicales soit obligatoire, cette mesure n'a qu'un succès très limité.

Transmission locale. Les individus porteurs de paludisme et entrant dans une zone où la maladie n'est pas endémique peuvent théoriquement produire une transmission locale. Ceci ne peut se faire que si les conditions environnementales locales sont satisfaisantes et si l'espèce locale de moustique est capable de servir comme vecteur compétent. Il a été montré, par exemple, qu'An. atroparvus, pouvait être un vecteur européen potentiel, mais que l'espèce n'était pas compétente pour transmettre les souches de P. falciparum d'origine tropicale; par contre, les vecteurs locaux sont plus susceptible de transmettre P. vivax, comme cela a été décrit en Italie ou en Corse.

• Il y a un risque potentiel de ré-introduire le paludisme dans des zones où cette infection avait été préalablement éradiquée. Par exemple, le paludisme a récemment été ré-introduit dans les pays de l'ancienne URSS, comme le Tadjikistan ou l'Azerbaidjan, par suite de migrations massives, de l'effondrement des systèmes de santé publique et l'abandon des programmes de contrôle des vecteurs.

Consultez également: Paludisme des aéroports (Bull Epidémio Hebd, 1996, No. 29)

 

 

 

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