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Les p arasites restent viables dans du sang conservé pendant
10 jours ou plus, particulièrement depuis que tous les mélanges
preservatifs en usage contiennent du dextrose.
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| Dans les zones
endémiques, la seule prévention valable de paludisme transfusionnel
est un traitement anti-paludique préventif approprié du receveur. |
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3.7 PALUDISME TRANSFUSIONNEL
La transmission de
parasites par transfusionest un risque sérieux,
car le diagnostic de paludisme chez le receveur n'est souvent
pas fait (ou fait tardivement), en l'absence des circonstances
évocatrices habituelles (voyage en zone d'endémie, etc), et que
dans ces conditions le paludisme complique une maladie grave
pré-existante. Le risque relatif d'infection
varie d'une espèce à l'autre, en fonction de la fréquence de
l'infection et de la longévité du parasite dans le sang circulant. P.
vivax est l'espèce la plus fréquemment rencontrée,
puisque ce parasite est le plus fréquent et a une longévité d'environ
trois ans ou plus; P.
malariae pose un risque transfusionnel sérieux (27%
des paludismes transfusionnels aux USA), en raison de sa très
longue persistence comme infection asymptomatique (25 ans ou
plus). Le paludisme transfusionnel dû à P.
falciparum est moins frequent, car parasite n' a normalement
qu'une longévité de moins d'un an.
En dehors des zones d'endémie,
la stratégie habituelle (et généralement suffisante) est de vérifier
dans l'histoire du donneur qu'il n'y a aucun épisode connu d'accès
palustre ou de voyage en zone tropicale au cours des cinq années
précédentes. Avec l'augmentation de la fréquence des voyages en
zone tropicale, certains pays ont choisi, pour réduire le nombre
de dons de sang 'perdus', de ne rejeter que les donneurs dont la
sérologie est positive. Les tests sérologiques utilisés se font
habituellement par IFAT utilisant des antigènes homologues pour P.
falciparum, P.
vivax et P. malariae pour un maximum de sensibilité
du test (voir également Sérologie). Cette méthode de dépistage
n'est pas parfaite, mais une sérologie négative représente la
garantie la plus fiable d'une absence d'infection. De nouveaux
tests ELISA sont entrain d'apparaitre dans le commerce, qui utilisent
un mélange d'antigènes recombinants des différentes espèces.
L'examen microscopique du
sang du donneur est une technique peu satisfaisante pour identifier
les donneurs à risque, puisque dans la plupart des cas la parasitémie
est à un niveau non detectable: une parasitémie
de 1-2 parasites par mm3 ne peut pas être détectée
par microscopie bien que le patient a qui on transfuse une telle
unité infectée reçoive 400.000-800.000 parasites (la dose infectante
minimum étant estimée à 10 parasites).
L'utilisation du PCR
n'est pas, malgré sa sensibilité supérieure, une garantie complète
d'absence de parasites, puisque l'absence de parasites
dans un échantillon de 20µl
ne saurait exclure la possibilité d'une infection dans les
450 ml de l'unité de sang.
Lecture supplémentaire
Bruce-Chwatt
LJ. Transfusion
malaria. Bull
World Health Organ 1974, 50: 337-346
Shehata
N, Kohli M, Detsky. The cost-effectiveness of screening
blood donors for malaria by PCR. Transfusion 2004,
44: 217-228
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