Section 3> 3.6 Paludisme et co-infections

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Les infections plasmodiales mixtes (iciP. falciparum et P. vivax) ne sont pas rares dans certaines parties du monde
[Photographie: Liverpool School of Tropical Medicine Image Collection]

Paludisme et schistosomose produisent toutes deux une splénomegalie: la taille de la rate est significativement plus grande dans les infections mixtes
[Photographie: WHO/TDR Image Collection]

3.6 PALUDISME ET CO-INFECTIONS

• Il n'existe pas de protection croisée entre les différentes espèces de Plasmodium: une infection avec P. vivax ne protège pas contre une infection ultérieure par P. falciparum. Néanmoins, la co-infection par plus d'une espèce de Plasmodium semble pouvoir moduler la réponse immunitaire de l'hôte. Dans des situations dans lesquelles P. vivaxetP. falciparum sont co-endémiques, la gravité des paludismes à Falciparum peut être considérablement réduite (l'exemple est celui du paludisme sur l'ile de Vanuatu). La même chose est vraie pour P. malariae, puisque des individus infectés par P. malariae et P. falciparum semble souffrir moins des effets de cette infection que des individus infectés par P. falciparum seul.

Effets intra-spécifiques Le concept qu'une infection par une espèce plasmodiale puisse moduler la pathologie résultant de l'infection par une autre espèce plasmodiale, s'applique également à différentes souches de la même espèce. Le polymorphisme observé entre différents isolats est généralement considerable. La multiplicité de l'infection (c'est à dire lorsqu'un isolats consiste en plus d'un génotype) a été liée à l'âge de l'hôte, la densité parasitaire et la gravité clinique. Dans une étude pratiquée chez une cohorte d'enfants en Tanzanie, une multiplicité plus grande a été observée chez des enfants asymptomatiques que chez les enfants présentant des signes cliniques [Consultez également Polymorphisme génétique et Diagnostic des infections mixtes].

Co-infection avec des helminthes. Au cours d'études épidémiologiques, il a été montré que la gravité du paludisme peut être affectée par la présence d'infections avec des helminthes, particulièrement Ascaris et Trichuris. Cette relation entre paludisme et vers est complexe et les résultats sont souvent contradictoires d'une étude à l'autre. Dans une étude au Sénégal, il a été montré que les infections massives par Ascaris poduisaient ue augmentation de la gravité du paludisme, alors qu'une étude en Thailande amontré que les infections à Trichuris produisaient une augmentation significative de la multiplicitéde l'infection plasmodiale (c'est à dire, une association avec une diminution de la gravité du paludisme). D'un autre côté, la présence de paludisme a été montré avoir un effet péjoratif sur le développement d'une immunité contre la schistosomose. L'hypothèse de travail est que la raison pour ces interactions entre paludisme et vers est liée à des mécanismes immunitaires radicalement différents: le stade précoce di paludisme produit une réponse malaria essentiellement de type TH1, alors que les helmithes favorisent un biais vers une réponse de type TH2. Cette interaction peut avoir des conséquences importantes puisqu'il serait, en principe, justifié de combiner les programmes de contrôle.

Voir également:

Paludisme et SIDA
Paludisme et lymphome de Burkitt

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