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Une urine de coloration sombre
est habituelle dans le paludisme, mais peut, dans des cas
extrèmes, être un signe d'une forme d'hémolyse intravasculaire
connue sous le nom de 'fièvre
bilieuse'.
[Photographie: Herbert Gilles]
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| La sequestration de parasites dans le glomérule
a été décrite et peut contribuer à la pathologie observée [Photographie:
Masamichi Aikawa] |
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3.5.4 PALUDISME ET REIN
L'insuffisance rénale est une observation fréquente
et, comme elle ne servient pas dans les formes non-compliquées
du paludisme, c'est un indicateur prognostic utile du paludisme
grave à P. falciparum. La protéinurie se
rencontre dans 20% des cas, mais la glomérulonéphrite
aigue est habituellement
transitoire et disparait après traitement anti-palustre et remplacement
liquidien adéquat. Certains patients évoluent vers une insuffisance
rénale aigue (par tubulo-nécrose).
La néphropathie
glomérulaire quarte est une forme spéciale de syndrome
néphrotique qui se rencontre chez l'enfant présentant une infection
chronique par P.
malariae et qui est dû au dépôt d'immun
complexes.
La sequestration, qui est la caractéristique principale
de la physiopathologie du neuropaludisme, n'est que rarement observée
dans le rein, bien qu'une cytoadhérence des érythrocytes
infectés et des monocytes ait été décrite.
La fièvre bilieuse hémoglobinurique.
La combinaison d'une hémolyse intravasculaire grave, d'une hémoglobinurie
et d'une insuffisance rénale est connue sous le nom de fièvre
bilieuse. Ce syndrome était plus commun autrefois qu'il
n'est aujourd'hui, souvent chez des patients qui étaient traités
de façon intermittente avec la quinine. La physiopathologie de
ce syndrome reste obscure, mais il semble avoir une composante
immunopathologique, car il n'est jamais rencontré lors d'une primo-infection
et est rare chez l'enfant. Le taux de mortalité est élevé (entre
20-30%) même après traitement, ce qui explique sa sinistre réputation
(les principales descriptions du syndrome datent de la première
moitié du 20ème siècle, lorsque la fièvre
bilieuse était fréquente chez les européens et asiatiques
vivant en Afrique coloniale).
Lecture supplémentaire Weber
MW, Zimmermann U, Van Hensbroek MB, Frenkel J, Palmer A, Ehrich
JHH, Greenwood BM. Renal involvement
in Gambian children with cerebral or mild malaria. Trop
Med Int Health 1999,
4, 390-394
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