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1.10.2 GENETIQUE DES PLASMODIUM

Chez les Plasmodium, la recombinaison génétique a lieu chez le moustique où se passe la fécondation des gamètes, la formation de l'oeuf (ou zygote et oocinète) et la méïose. Pour que la recombinaison soit possible, il faut que le parasites ingérés par le moustique comprennent au moins un gamétocyte mâle et femelle de la même espèces (puisque le croisement entre deux espèces différentes ne semble pas être possible).

Pour pouvoir effectuer des expériences de croisement génétique , il est nécessaire de disposer de clones bien caractérisés par une variété de marqueurs génétiques stables. Ce type d'expérimentation fourni énormément d'information concernant la relation entre les différents gènes (par exemple la présence de liens entre les gènes -linkage) et les différents modes de recombinaison possibles. Comme les infections palustres des humains ne sont que rarement clonales, mais plus souvent un mélange d'entre 3 et 9 clones différents, il est surprenant que le nombre de recombinaisons chez le moustique soit actuallement nettement plus faible que le nombre attendu (entre 1.5 et 2 en moyenne). Ceci s'explique probablement par le fait que, bien que différentes populations soient présentes en même temps, ces différentes populations ne sont que rarement synchrones du point de vue de leur gamétocytogénèse, favorisant les croisements homozygotes au dépend des croisements hétérozygotes.

Le plus importante application de l'étude génétique des plasmodies est la possibilité de typer les isolates en utilisant des marqueurs de résistance aux antipalustres et d'examiner la distribution relative de ces marqueurs dans une population (épidémiologie moléculaire).

Cette section va examiner:

Le génome des Plasmodium

Les marqueurs génétiques et leur polymorphisme

Les croisements génétiques

La génétique de population et l'épidémiologie moléculaire

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